Elyane Rejony - JAC KALLOS, POEMES, TEXTES ET PHOTOS

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Elyane Rejony

Chroniques


ELYANE REJONY

            POESIE ET ENGAGEMENT

Toutes les voies sont ouvertes à la poésie, de la contemplation, de l’évocation ou de la défense de la nature à l’engagement politique ou social, de l’introspection un peu égoïste à l’altruisme militant. Si certains poètes se font une spécialité de l’une ou de l’autre, il en est d’autres qui, dans le feu de l’action.

Toutes les voies sont ouvertes à la poésie, de la contemplation, de l’évocation ou de la défense de la nature à l’engagement politique ou social, de l’introspection un peu égoïste à l’altruisme militant. Si certains poètes se font une spécialité de l’une ou de l’autre, il en est d’autres qui, dans le feu de l’action d’écrire, se découvrent l’envie de mélanger les genres ou de les explorer tour à tour. Amoureuse de la nature dont elle sait si bien vanter les beautés, fraternelle dans ses relations humaines, Elyane Rejony sait bien aussi adopter à l’occasion le ton de l’indignation et de la polémique pour dénoncer les injustices faites aux femmes et les violences faites à la nature par l’être humain. Je dis l’être humain pour ne pas dire l’homme, car Elyane Rejony ne se pose jamais tant en féministe ni en écolo militante qu’en femme, tout simplement.

Née sur les bords de Loire, à Roanne, Elyane n’a quitté son fleuve natal que pour en longer un autre et mener une carrière d’enseignante de Lyon à la Drôme. C’est dire que sa vie a été ponctuée par l’eau et la montagne, deux dominantes qui la lient à la nature. Elle a jeté l’ancre désormais sur une de ces collines du sud de la Drôme d’où elle peut apercevoir dans le lointain, par-delà les dentelles de Montmirail, le géant de Provence :
Le troupeau bleu des collines dociles
Moutonne et ronronne
Sous l’échine pierreuse du Ventoux
(Brisures d’obsidienne)
Attentive, elle observe le fleuve du confluent de la Saône à la Camargue dans son livre titré « Le Rhône, ombre et lumière » où se mêlent vers, prose et photographies. Tour à tour, elle déplore les blessures que l’homme inflige à la nature :

Toujours à ses côtés, des marmites d’atomes
Aux panaches flambants aiment le réchauffer,
Lui qui rêve à jamais de ferveurs solaires…
Sur le dos des collines s’égrènent des carrières
Plaies ouvertes béantes, lumières minérales
Qui éclairent le fleuve de leur sourire calcaire

mais garde malgré tout l’espoir de voir le fleuve défendre et sauvegarder ce qui fait sa beauté :

Il retrouve plus loin la paix des roselières
Sous les âpres collines qui suivent son parcours,
Les hérons, les castors, les herbes familières
Lui feront oublier les pestilents séjours.


On pourrait ainsi la croire finalement optimiste, et pourtant la voilà qui s’inquiète à nouveau des responsabilités humaines sur le devenir de la planète :

Animaux, petits frères,
Lorsque vous siègerez
Au grand tribunal des Etoiles
Avec tous les assassinés,
Qui pourrez-vous absoudre ?
(Brisures d’obsidienne)

C’est une réponse d’équilibriste qu’elle donne à notre interrogation dans ces vers puisés aux dernières pages de son recueil « Femmes en quête de dignité » (Ed. Peuple Libre, 2010) où elle s’attaque aux « mentalités misogynes » :

Entre consciences éveillées
Et régressions sécurisantes,
Inquiétudes masculines
Incertitudes féminines
……………………
Tout reste à inventer
Au dessus du vertige
Nous avançons
……………………..
En équilibre, libres, sur le fil de nos destins.


Et voici qu’Elyane publie, aux éditions « Les 2 encres » un recueil d’histoires courtes intitulé « Les chats et la lune ».
  
                                                                                                                                                                    Jac Kallos (février 2013).

Pour en savoir plus sur Elyane REJONY :
http://elyane.rejony.pagesperso-orange.fr



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